Histoire

Mr Saarloos

Mr Saarloos

Leendert Saarloos et la louve Fleur

Les premiers chiens-loup de Saarloos apparaissent au milieu du XXe siècle à la suite de différents croisements. À l’origine de cette récente race, un homme, Monsieur Leendert Saarloos (16/11/1884 – 13/01/1969).
Remarquant la perte des qualités naturelles chez le chien, due en partie à sa domestication, L. Saarloos a voulu créer une race beaucoup plus résistante et retrouvant des sens aigus. Son but premier était de concevoir un animal de travail, apprenant vite, doué d’un bon flair et d’un excellent instinct afin d’en faire un chien de police, de secours ou bien un guide d’aveugles.

Gerard et Fleur

Gerard BA et Fleur Louve

Préoccupé par la dégénérescence de l’animal et désirant une santé saine, il décida d’apporter du sang neuf en choisissant de croiser le chien avec son ancêtre le plus connu, le loup.

C’est ainsi, qu’il sélectionna tout d’abord « Fleur », une louve européenne achetée au jardin zoologique de Blijdorp à Rotterdam, puis le berger allemand « Gerard Van Fransenum ». Fleur provenant d’un branche sibérienne, certains Saarloos portent encore des noms russes aujourd’hui.

1ere génération de Saarloos

Première génération de Saarloos

La première portée (génération F1) naquit au printemps 1936. Malheureusement , les chiots ayant contracté une variété de peste, moururent dans le mois qui suivit. Mais Saarloos ne perdit pas courage, et l’année suivante, il fit naître deux femelles grises (Pittha et Fleurie) ainsi qu’un mâle (Barré). Les chiots furent de nouveau infectés et seules les deux petites chiennes survécurent.

Mr Saarloos

Mr Saarloos

Comme Leendert Saarloos avait besoin d’un demi loup mâle pour continuer les croisements, il réaccoupla Gérard et Fleur. De cette union naquirent 6 autres chiennes et un petit mâle qu’il appela de nouveau Barré. La deuxième génération (F2) fut le résultat de croisements entre les chiennes et leur père afin d’avoir 75% de chien et 25 % de loup : Saarloos croisa Fleurie et son père dans l’intention d’éliminer la timidité.

Des 7 chiots nouveau nés, il garda « Largo » et « Kaja ». Kaja fut la première chienne de « Saarloos » mais des hypothèses ridicules mettant en cause ses origines apparurent. On spécula qu’elle était le fruit d’un croisement avec un husky à cause de sa robe brun/rouge. Par précaution, elle fut donc interdite à la reproduction. Saarloos fit encore bien d’autre croisements. En 1940, il croisa « Largo » (F2) et sa demie-sœur « Dela » (DHS).
Des 13 chiots, il en garda 7, tous magnifiquement développés (entre autre Tarzan – F3). L’hiver de la même année, l’union du demi loup « Barré » et de la demie louve « Fleurie » fit naître 8 petits dont deux furent gardés afin d’en observer le comportement.
Saarloos remarqua que la femelle était bonne pour l’exercice mais que le mâle avait hérité de la timidité de sa grand mère louve. Ce dernier, inadapté à la reproduction alla finir ses jours dans le parc zoologique de Rhenen.
Au printemps 1941 « Pittha » fut croisée avec son demi frère « Maximum » (GS). Leur descendance fut excellente, leur caractère semblait très proche de celui de « Gérard », aucune timidité, de sorte qu’ils furent utilisés comme chiens de police.

Chien Loup de Saarloos

Chien Loup de Saarloos

Désormais convaincu par les bonnes caractéristiques de cette nouvelle génération de chien loup, L. Saarloos commença à en placer sans se préoccuper du nombre mais tout en gardant un contrôle sur ses animaux. En effet, il ne délivrait que des mâles stérilisés à l’exception de deux chiennes dont l’adoption fut signée avec une clause notariale, interdisant leur croisement avec d’autres races.
La beauté de son animal et son caractère firent grande impression, et L. Saarloos commença à avoir de plus en plus de demandes de chiots. C’est pourquoi, il décida de nommer la nouvelle race « chien-loup européen » et son chenil « De Van Kilstroom ».

Le grand rêve de Leendert Saarloos, la reconnaissance officielle de sa création en tant que race ne se réalisa pas de son vivant : ce ne fut qu’en 1975 que la race reçut la reconnaissance de la Société Centrale Canine des Pays Bas (Raad van Beheer op Kynologisch Gebied in Nederland), puis par la FCI en 1981 (standard n° 311.1 – groupe FCI)

En l’honneur posthume de son créateur, on décida d’appeler la nouvelle race le « Chien-loup Saarloos » (Saarlooswolfhond).

Mr Saarloos

Mr Saarloos